Même relookée l'Alfa 147 conserve son agressivité et son charme. Equipée d'une motorisation de 2.0l de 150ch et ceci couplé à la boîte robotisée Selespeed la petite Alfa en est que plus attrayante.
Lancée en 2000, la 147 avait-elle réellement besoin d'un tel lifting ? D'autant plus que la face avant remaniée de fond en comble ne fait pas l'unanimité. Si l'abaissement de la calandre et du capot moteur lui confère un peu plus d'agressivité, les optiques qui deviennent 3 projecteurs sur fond noir ne sont pas des plus esthétiques.
Petit coffre et boîte au top
La 147 gagne en longueur, environ 5.4 cm de plus. Elle atteint
donc à présent 4.22 m. Les groupes optiques arrières ont également été redessinés, ils ont été égerement allongés. Le hayon a été remanié et se voit habiller d'une garniture chromée sur l'arrêt inférieure. Pour une citadine, les ailes et les pare-chocs entièrement peints ne protègeront nullement l'auto des petits chocs. De plus, aucune protection n’existe
sur les portes.
Un petit coffre
A l'intérieur, c'est surtout le tableau de bord qui
voit le design de son instrumentation s'actualiser. De la sellerie
des sièges aux panneaux de portes en passant par les appui-tête
arrières ses éléments ont tous fait l'objet
de nettes améliorations.
Les places arrière sont comparable à la concurrence ni trop grandes, ni trop petites. Quant au coffre, malgré une augmentation de 12 litres, il reste dans l'un des plus petit de la catégorie
avec seulement 292 l.
La boîte Selespeed, rapide et efficace
Comme souvent chez Alfa, c'est sous le capot qu'il faut chercher
pour l'étonnement. Il s'agit ici d'un Twin Spark de 2 litres
développant 150 ch à 6'300 tr/min. Il permet à cette
petite de 1250 kg d'atteindre les 208 km/h en vitesse de pointe
et d'avaler le 0-100 km/h en 9.3 sec.
Afin d'obtenir un meilleur comportement routier en conduite sportive,
le châssis sport est proposé en option. Celui-ci est
ferme mais acceptable sur une voiture de ce tempérament.
La direction est précise et l'auto est stable. Seul hic,
un diamètre de braquage de 11.50 m ne lui confère
pas un maniement des plus aisé.
Même si un levier permet le passage des vitesses, plus besoin de lâcher le volant pour passer les rapports. Les petites manettes placées derrière le volant sont pratiques et même des plus ludiques. La boîte est plus rapide et gagne en efficacité. Elle pardonne même les erreurs empêchant par exemple un sur-régime dû à un rérogradage trop rapide. Cette boîte comporte également un mode entièrement automatique qui offre un agrément
de conduite confortable.
Lors de l'essai la consommation mixte avec quelques poussées en hauts régime s est restée
raisonnable avec une moyenne de 10 l au 100 km.